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10/03/2010

MIDI LIBRE edition Clermont l'Herault

Édition du mercredi 10 mars 2010 Les cyclistes toujours fidèles au Salagou

 

RandonnéeLes cyclistes toujours fidèles au Salagou


Ce dimanche 7 mars, le soleil était bel et bien présent. Un allié inespéré au vu des prévisions météo, on ne peut plus alarmistes, diffusées sur toutes les antennes 48 heures avant. Il faisait froid à l'aube, bien sûr, sur les berges du lac du Salagou, mais très beau temps, et pas de vent, ce qui est assez rare dans la vallée du Salagou.
Toute l'équipe organisatrice était là, au complet, dès 7 h du mat'pour accueillir les cyclistes courageux, désireux de s'essayer sur leur vélo après cet hiver rude et glacial.
Aux inscriptions, ce ne fut pas la ruée tôt le matin, comme certaines années en arrière. Au contraire, les participants arrivaient peu à peu, souriants, heureux de pouvoir pédaler dans cette magnifique région du Salagou.
Et ils ont osé, puisqu'il y a eu au total 357 inscrits, dont 234 sur les parcours route, et 123 en VTT. De nombreux fidèles venant des clubs héraultais et voisins, et d'autres d'horizons parfois plus éloignés (Marvejols, Saint-Affrique, Millau, Saint- Chély....) Au retour, tous ont manifesté leur satisfaction d'avoir pu découvrir des nouveaux paysages et des nouvelles côtes dans le Lodévois, à travers les nouveaux circuits route de cette 31 e édition, élaborés par Claude Ruffin du vélo club clermontais. Quant aux sportifs amateurs de gadoue rouge, ils arrivaient plus ou moins fatigués, suivant la forme de chacun et du moment, mais heureux d'avoir bouclé le parcours. Un tuyau d'eau était à leur disposition pour nettoyer leurs montures dont on ne voyait plus la couleur, tant elles étaient couvertes de cette boue collante.
Comme de coutume, à l'arrivée, les participants étaient attendus par la remise des récompenses en présence du maire Alain Cazorla, l'apéritif offert par la municipalité, et l'appétissante saucisse grillée.
Et sous ce beau soleil, encore présent en ce milieu de journée, la tradition du pique-nique sur l'herbe ce premier dimanche de mars, fut même respectée par quelques clubs (Sérignan, Frontignan, et Fabrègues, venus en famille). Pour terminer Marie-France Baldayrou, la présidente adressait à tous, les mots émis, par un cyclotouriste et ami, qui a participé aux 31 éditions et qui résument bien la réussite de cette rencontre : « Les rouleurs auront eu leur compte de kilomètres au soleil, les randonneurs tout terrain leur content de monotrace humide sous les rayons généreux, les contemplatifs leur récolte d'images et de sensations éblouies et les amateurs d'apéritif auront apprécié le Cabrières sec même sans kir ! Et merci les Clermontais pour l'accueil digne d'une randonnée FFCT de choix : à mes yeux vous méritez bien une étoile dans le guide au-delà de celui du patelin local ! ».
Elle y ajoutait ce témoignage de sympathie de la part d'un autre ami cyclotouriste : « Un grand bravo aux organisateurs qui nous offrent un accueil chaleureux, des circuits de toute beauté, des ravitaillements copieux et une saucisse super star ! Une randonnée de qualité bien dans la vraie tradition du cyclotourisme, où les participants ont le plaisir de se retrouver dans une relation de simplicité générée par nos amis clermontais ».

08/03/2010

témoignage

message de sympathie reçu le 7 mars 2010 à 20 heures, de la part d'un vrai cyclotouriste, fidèle à notre randonnée du Salagou depuis toujours.

Un grand bravo aux organisateurs qui nous offrent un accueil chaleureux, des circuits de toute beauté, des ravitaillements copieux et une saucisse super star! Une randonnée de qualité bien dans la vrai tradition du cyclotouriste, où les participants ont le plaisir de se retrouver dans une relation de simplicité générée par nos amis clermontais .

Randonnée du Salagou vue par Victor S

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Randonnée du Salagou, dimanche 7 mars 2010, matinée :

Il n'est pas acquis que le temps brille par ses faveurs le premier dimanche de mars : c'est la date pourtant retenue depuis une bonne trentaine d'années pour inviter les cyclos d'horizons parfois éloignés à débuter vraiment une saison nouvelle. Sous l'égide du club de Clermont l'Hérault, des éditions ont connu ainsi des escapades inoubliables  vers les hauteurs de Vernazoubres, mais aussi des retours de bâton d'hiver mémorables : neige, verglas, brumes, pluie, vents d'ouest colossaux. Bon an mal an la troupe pédalante afflue vers le Campotel où se sont tirés au sort à cette occasion des magnums remarquables, où ont été distribuées des coupes en quantité, où la saucisse grillée terminale a su retenir chaque fois davantage  de foule, et où le VTT  a su attirer avec les années de plus en plus d'amateurs de gadoue rouge.

 Il ne faut pas se fier aux Cassandres des ondes hertziennes qui nous avaient promis pluie, froid et neige après une veille exceptionnellement lumineuse. Nous n'aurons que le froid, et encore a-t-il remisé de son ardeur si j'ose dire. Il y a bien eu une alerte nuageuse profuse venue de l'ouest, mais tout s'est fondu au-delà de la pause précoce d'Octon, et pas mal de monde ôtera qui le coupe-vent qui la première paire de gants quasiment superflus.

Prudent comme d'habitude, me fiant peu au souffle traître de NE « cope-gambes » qui m'attend pour le retour sur Aniane, j'ai gardé sur moi toutes les épaisseurs, content de suer légèrement dans la bosse du mas d'Alary. Faut bien oublier les champs blanchis de froid qui rivalisaient à l'aube avec le blanc tapis des bouquets de roquettes intrépides. Jean Pierre, venu seul depuis Castelnau[1], soulignera d'ailleurs que le thermomètre était plus sévère du côté d'Aniane que sur le bord Montarnéen de la colline.

 Retrouvant depuis bien longtemps l'occasion de rouler en groupe, je juge l'allure presque trop soutenue pour mes gambettes qui montent lentement en condition. Il est vrai que la découpe du parcours, plutôt original cette année, réservait une seconde partie bien plus montueuse que celle qui déambulait entre Nébian, Mourèze et Salasc. Ainsi en ont voulu les organisateurs qui escomptaient avec un peu de chance -et elle fut au rendez-vous- effacer les piètres conditions atmosphériques de la précédente année.

 Chacun pourra essayer sa forme du moment à sa guise sur les courtes pentes qui assaisonnaient la partie nord du lac, surprenant plan d'eau dont je m'évertue toujours à tirer au moins une image photo, puisque c'est la vedette incontestée de la balade. Aujourd'hui, ses eaux calmes n'avaient rien du bleu translucide qui leur sied si bien dans les cartes postales, elles offraient un aspect café au lait témoin des précipitations répétées qui ont rongé les rives argileuses des ruisseaux alimentant le vaste réservoir constitué dans la fin des années 60.

 86 kilomètres nécessitent au moins quatre bonnes heures y compris pour ceux qui tirent fort, même si certains cadors filent comme s'ils faisaient un Paris Nice en petit format, libres à eux de côtoyer le trente de moyenne.

 Le Carnaval du Pouget passera-t-il la rampe de la cavalcade prévue à 15 heures ce jour ? Les majorettes (y compris masculines, une spécialité de la circulade Héraultaise !) auront intérêt à mouliner des guibolles, car le ciel mettra son voile en levant le camp et l'aigre vent venu du Gard semblait porter de froids présages en ce milieu de journée.

Qu'importe, les rouleurs auront eu leur compte de kilomètres au soleil, les randonneurs tout terrain leur content de monotrace humide sous les rayons généreux, les contemplatifs leur récolte d'images et de sensations éblouies et les amateurs d'apéritif auront apprécié le Cabrières sec même sans kir ! La page Salagou 2010 est tournée, vive la suite de la saison cyclante ! Et merci les Clermontois pour l'accueil digne d'une randonnée FFCT de choix : à mes yeux vous méritez bien une étoile dans le guide au-delà de celui du Patelin local !

 Victor, un voisin d'Aniane.



[1] Une vieille habitude, qui a entraîné par le passé dans cette courageuse initiative quelques gars du club aventureux et pas du tout en quête de prouesse (je peux le dire en connaissance de cause, moi l'ancien Montpelliérain !), manière de réaliser un premier 200 avant l'heure.